To be radical is to grasp the root of the matter. But, for man, the root is man himself.

Film: Je ne me laisserai plus faire, par Gustave Kervern

A voir ici sur arte

Un film puissant, qui parvient à ne pas réduire la lutte à une transformation individuelle, et qui donne à voir que le sens de la vie se retrouve quand on attend plus que la justice de classe vienne réparer les injustices et les humiliations subies. Que cela soit des situations au travail, des violences sexuelles, ou bien des violences exercées au nom de la propriété privée, ce film redonne la foi dans la joie que nous pouvons retrouver en nous à faire justice nous-mêmes. Il s’agit bien à un moment, et le film débute sur l’idée qu’il n’est trop tard que lorsque la mort a frappé, de prendre parti, et de régler ses comptes, by all means necessary, comme disait Malcolm X, par tous les moyens nécessaires. Il n’y a pas de délai de prescription pour la manière dont nos subjectivités ont été modelées par des infractions commises contre notre dignité et le respect que l’on se porte à soi-même. Et il faut bien se rappeler que ce n’est pas seulement parce que la justice laisse ces ignominies impunies qu’elles perdurent, mais bien aussi parce que l’on décide de courber l’échine et de se résoudre à « laisser couler » que les petits patrons et les minables violeurs par aubaine ont l’idée qu’il n’est pas interdit d’agir ainsi, et continuent. Même si la rage joyeuse que dégage Yolande Moreau est indéniablement un moteur, la puissance d’un individu ne serait pas suffisante : c’est à cet endroit que le film est porteur d’un message révolutionnaire : lorsqu’il devient évident que la reconquête de la dignité devient épidémique et échappe au contrôle de celle qui malgré elle l’a initiée.

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Un film puissant, qui parvient à ne pas réduire la lutte à une transformation individuelle, et qui donne à voir que le sens de la vie se retrouve quand on attend plus que la justice de classe vienne réparer les injustices et les humiliations subies. Que cela soit des situations au travail, des violences sexuelles, ou bien des violences exercées au nom de la propriété privée, ce film redonne la foi dans la joie que nous pouvons retrouver en nous à faire justice nous-mêmes. Il s’agit bien à un moment, et le film débute sur l’idée qu’il n’est trop tard que lorsque la mort a frappé, de prendre parti, et de régler ses comptes, by all means necessary, comme disait Malcolm X, par tous les moyens nécessaires. Il n’y a pas de délai de prescription pour la manière dont nos subjectivités ont été modelées par des infractions commises contre notre dignité et le respect que l’on se porte à soi-même. Et il faut bien se rappeler que ce n’est pas seulement parce que la justice laisse ces ignominies impunies qu’elles perdurent, mais bien aussi parce que l’on décide de courber l’échine et de se résoudre à « laisser couler » que les petits patrons et les minables violeurs par aubaine ont l’idée qu’il n’est pas interdit d’agir ainsi, et continuent. Même si la rage joyeuse que dégage Yolande Moreau est indéniablement un moteur, la puissance d’un individu ne serait pas suffisante : c’est à cet endroit que le film est porteur d’un message révolutionnaire : lorsqu’il devient évident que la reconquête de la dignité devient épidémique et échappe au contrôle de celle qui malgré elle l’a initiée.

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